Déclaration soumise par la Communauté internationale bahá'í,organisation non-gouvernementale jouissant du statut consultatif auprès duConseil économique et social.
Conférence mondiale de la Décennie des Nations Unies pour lafemme: égalité ,développement et paix.
Copenhague, DanemarkEn réponse à la demande faite auxorganisations non-gouvernementales, une demande qui est non seulement derenforcer et de mettre à exécution les programmes actuels en vue del'intégration des femmes dans le développement, mais encore de réviser et dedéfinir à nouveau, "des concepts, objectifs et des principes dedéveloppement pour le réaliser", (ordre dujour: point 9, 3ème partie, section IV, "Principes et programmes internationaux",programme d'action pour la seconde moitié de la Décennie des Nations Unies pourla femme: égalité, développement et paix, A/Conf. 94/22)-, la Communautéinternationale bahá'íe tient à soumettre à l'étude deux principes clefs qui sesont révélées efficaces au sein des communautés bahá'íes fonctionnant actuellementdans plus de 340 territoires à travers le monde.
1. Une déclaration sur l'égalitédes sexes, basée sur une autorité universellement reconnue et exerçant uneinfluence sur le cœur et l'esprit des gens, est un stimulant fort efficace enfaveur de changements. La reconnaissance de cette autorité ne doit pass'effectuer par la force. Elle ne peut être efficace qu'en attirant, selon leurlibre arbitre, l'attention de toutes les nationalités, races et classes sur savalidité et en inculquant le désir d'abandonner les préjugés en faveur d'unecoopération amicale.
2. Les enseignements de Bahá'u'lláh, Prophète-Fondateur de la foi bahá'íe,déclarent que l'égalité de l'homme et de la femme est une loi divine pour cetâge et proclament que ce principe est essentiel à la compréhension de l'unicitéde l'humanité, de même qu'à l'établissement de l'unité et de l'ordre mondial. Ils préconisent l'éducationspirituelle de l'homme comme de la femme, grâce à l'enseignement de la religion révélée, dont l'influence sur la viehumaine a été très puissante et fondamentale à travers l'histoire.
La Communauté internationale bahá'íe, en observant les changements prononcés qui surviennent dans lesdifférentes cultures et divers groupes ethniques actuellement représentés parmi ses membres, remarque que les genssont disposés à réorienter leur vie en obéissant au principe de l'égalité dessexes. Non seulement l'ensemble des lois et concepts directeurs donnés dans lesenseignements bahá'ís intéresse les gens de toutes origines, mais il convientégalement à leurs besoins dans toutes les parties du monde. Les aspectsfavorables à la diversité sont maintenus, tandisque les préjugés empêchant le plein développement de tous le monde sont systématiquement abolis.
3. Une déclaration péremptoire de l'égalité doit engager leshommes comme les femmes, étant donné que la reconnaissance du statut égal desfemmes est essentiel pour les hommes afin qu'elles soient libérées de la luttepour leurs droits et que les représentants de chaquesexe se complètent et s'aide mutuellement.
4. L'éducation des deux sexes doit se faire en se basant sur le principe d'une égalitéspirituelle, dans laquelle hommes et femmes sont les mêmes, une égalité quidoit s'exprimer avant tout par le moyen de l'acquisition de qualités et attributs dignes de louange. En étant inculqués dès la plus tendre enfance, cesmodèles d'excellence engendrent la coopération plutôt que la rivalité, l'affection et à l'amabilité plutôt que la colère et à la haine . Libérés de la pression de la lutte pour le pouvoiret la domination, les deux sexes se comprennent reconnaissentque l'égalité ne signifie pas que l'on devienne identique quand à la fonction.
Étant donné queles mères sont les premières éducatrices de l'humanité, la communauté doitdonner la préférence à l'éducation des femmes, lesquelles sont tenues, à leurtour, de s'efforcer d'acquérir des qualités morales et spirituelles. Dans leurrôle de mères, elles éduqueront leurs enfants, dès la plus tendre enfance, ence qui concerne les buts de la vie susceptibles d'assurer la noblesse et lebonheur des êtres humains.
L'expérience bahá'íe démontre que lesfemmes qui ont été encouragées à développer leurs potentiels spirituels et à devenir desexemples des qualités humaines les plus élevées sontde véritables éducatrices. Elles en profitent, tout en faisant du bien à leursfamilles et à la communauté toute entière. Elles acquièrent des connaissances pratiques,développent leur intellectuelle et, enfin, deviennent l'objet durespect et de l'admiration, en méritant les louangeset la gratitude des hommes comme des femmes.
Ces principes importants, du point de vue bahá'í, amèneront éventuellement leshommes et les femmes, par leur participation conjointe à l'ensemble à la vie de la communauté, à se dédieraux meilleurs intérêts del'humanité, dans un ésprit de service plutôt que dansun esprit de rivalité et de confrontation. Une foislié aux qualités telles que la compassion, la justice, l'honnêteté et laloyauté, le fait de servir devient un moyen fort efficace de se développer defaçon ordonnée et de préserver l'harmonie du groupe. La course aux situationsou positions sociales supérieures disparaîtra graduellement. Il n'y a pas deplace pour les groupes influents, intérêts partisans et attitudes négativesdans un tel environnement. Chaque personne devient ainsi libre d'œuvrer defaçon constructive en vue due a l'avancement de safamille, de sa nation et de l'humanité entière.
BIC Document #80-0714F