More Books by Baha'i International Community

1976 Jan 01 La création d'une communauté unifiée
1976 Jan 02 Déclaration de politique sur la coopération de la Communauté internationale bahá'íe avec les Nations Unies
1978 Aug 14 Conférence mondiale pour la lutte contre le racisme et la discrimination raciale
1978 Feb 19 Les bahá'ís
1978 May 23 La promesse du désarmement et de la paix
1979 Aug 20 La science et la technique en vue de l'avancement humain
1980 Jan 01 Les valeurs universelles pour l'avancement des femmes
1980 Jul 14 Egalité, développement et paix
1982 Jun 01 La promesse du désarmement et de la paix
1982 Mar 14 La prévention du crime et la lutte contre la délinquance
1983 Aug 01 La discrimination raciale
1983 Aug 02 La discrimination raciale
1983 Aug 03 Racisme
1983 Jun 06 Le commerce et le développement
1984 Apr 29 Etablissements humains
1984 Aug 01 Le nouvel ordre économique international et la promotion des droits de l'homme
1984 Feb 01 La lutte contre le racisme
1984 Feb 15 La paix et la sécurité internationale
1984 Jan 01 Action de base pour l'environnement
1984 Sep 05 Développement économique et social - la contribution des bahá'ís
1985 Apr 06 La contribution des jeunes à la paix mondiale
1985 Apr 29 La huitième session de la Commission des établissements humains
1985 Jan 28 Question d'une convention relative aux droits de l'enfant
1985 Jul 15 Activités pour promouvoir l'égalité de l'homme et de la femme
1985 Jul 16 Conférence mondiale chargée d'examiner et d'évaluer les résultats de la Décennie des Nations Unies pour l'égalité de la femme
1985 May 20 Paix et développement
1985 Oct 01 La Promesse de la Paix mondiale
1988 Aug 03 Droits de l'homme concernant l'invalidité
1988 Mar 14 La condition de la femme
1988 Mar 17 Thèmes prioritaires - développement
1988 Mar 18 Commission sur la condition de la femme
1988 Mar 21 Le développement de la condition de la femme
1989 Jan 20 Commission des droits de l'homme
1990 Jun 13 Rapport sur le statut de la femme dans la communauté bahá’íe
1991 Apr 05 La charte de la Terre
1991 Aug 12 Une réglementation internationale pour l'environnement et le développement
1991 Nov 08 La femme et l'homme - collaboration pour une planète saine
1993 Jun 14 La citoyenneté mondiale - une éthique universelle pour le développement
1993 Nov 25 La place de la famille dans une communauté mondiale
1994 Aug 19 PROTECTION DES MINORITES
1995 Mar 03 Vers une Humanité Prospère
1995 Mar 07 Communauté internationale Baha’ie - historique de sa cooperation active avec les Nations Unies
1995 May 03 Défense de l'environnement, développement durable et foi bahá'íe
1995 Sep 04 Le rôle de la religion dans la promotion de la condition féminine
1996 Jun 03 Communautés viables dans un monde en pleine intégration
1996 Jun 20 Deux projets de la communauté internationale bahá'íe au Cameroun et en Zambie
1998 Feb 13 DROITS DE L'ENFANT
1998 Feb 18 Place et importance de la spiritualité dans le développement
1999 Jan 11 Protection des minorités
1999 May 22 Communauté internationale bahá'íe une coopération ancienne et active avec l'ONU
2000 Jun 06 Communauté internationale bahá'íe une coopération ancienne et active avec l'ONU
2001 Aug 31 Une seule substance vers la création d’une culture mondiale d’unicité
2007 Feb 26 Transformer les valeurs pour donner davantage de pouvoir aux filles
2007 Sep 01 Droits de l’Homme et extrême pauvreté
2008 Dec 01 Saisir l’occasion de redéfinir le défi du changement climatique
2008 Feb 01 Mobiliser les ressources institutionnelles, juridiques et culturelles nécessaires pour parvenir à l’égalité entre les sexes
2008 Feb 14 Eliminer la pauvreté Avancer tous ensemble
2008 Jan 17 La Commission économique pour l'Afrique
2009 Feb 04 Reconquête de la liberté de conscience, de religion ou de conviction en vue de sa mise au service de l’intégration sociale
2010 Feb 03 Déclaration Transformer les délibérations collectives ^% privilégier l’unité et la justice
Free Interfaith Software

Web - Windows - iPhone








Baha'i International Community : 1976 Jan 02 Déclaration de politique sur la coopération de la Communauté internationale bahá'íe avec les Nations Unies
Introduction

I.Attitude bahá'íe dans les controverses politiques de l'ONU

A. Discussions, motions et résolutions lors des conférences

B. Participation aux activités politiques de l'ONU

C. Coopération avec les organismes non-gouvernementaux

D. Pressions sur les gouvernements nationaux pour qu'ils donnentsuite aux décisions de l'ONU

II. Collaboration des communautés bahá'íes aux niveaux local etnational

A. Rapport avec le gouvernement

B. Rapport des communautés bahá'íes avec les Centres d'informationdes Nations Unies et les bureaux du Programme de développement des NationsUnies

C. Coopération à la source aux projets

D. Dissémination de l'information sur les Nations Unies

E. Usage des centres bahá'ís pour les réunions et programmes del'ONU

F. Rapport des communautés bahá'íesavec les Associations des Nations Unies et les autres organismesnon-gouvernementaux

Introduction

Le 16 avril 1948, après quela Communauté internationale bahá'íe aie été officiellement acceptée par leBureau d'Information Publique des Nations Unies comme organismenon-gouvernemental international intéressé aux Nations Unies et consentant àéduquer le public quant aux buts et activités de cet organisme mondial, ShoghiEffendi envoya ce télégramme au sujet du sens de cet événement à la Conventionnationale des bahá'ís des États-Unis:

"Reconnaissance accordée foiNations Unies comme organisme non-gouvernemental international permettantdésignation représentants accrédités conférences Nations Unies présagereconnaissance mondiale proclamation universelle foi Bá'u'lláh."

L'importance de l'associationde la Communauté internationale bahá'íe avec les Nations Unies a été soulignéeavec plus d'emphase par le Gardien dans une lettre datée du 18 mai 1948, écriteen son nom par son secrétaire, et adressée à l'Assemblée spirituelle nationaledes États-Unis:

"La reconnaissanceaccordée à votre Assemblée (à titre de représentante des autres Assembléesspirituelles nationales) par l'ONU. comme organisme non-gouvernemental ayantdroit d'envoyer des représentants aux diverses conférences de l'ONU. marque uneétape importante accomplie dans la lutte de notre foi bien-aimée pour recevoirson juste dû aux yeux du monde et être reconnue comme une religion mondialeindépendante. En effet, cette étape devrait avoir une réaction favorable sur leprogrès de la Cause partout, spécialement dans les parties du monde où elle estencore persécutée, abaissée ou méprisée, particulièrement dans l'est".

Le rapport qui, depuis1948, grandit de plus en plus entre la Communauté internationale bahá'íe et lesNations Unies a fourni des occasions nouvelles et variées d'accroître lareconnaissance et le prestige de la foi aux regards du monde. La pertinence dela coopération de la communauté mondiale bahá'íe avec l'ONU. A de plus étésoulignée par la Maison Universelle de Justice, quand la Communautéinternationale bahá'íe a reçu le statut consultatif auprès du Conseiléconomique et social (ECQSOC) en 1970, dans un télégramme au monde bahá'í:

"Annonçons avec joie mondebahá'í obtention statut consultatif Conseil économique et social Nations Unies,accomplissant ainsi espoir longuement chéri Gardien bien-aimé et but Plan neufans Centre mondial... accomplissement significatif ajoute prestige influencereconnaissance foi toujours progressive Bahá'u'lláh... "

Plus tard, dans unelettre datée du 2 novembre 1971 et adressée au bureau de la Communauté internationalebahá'íe auprès des Nations Unies, la Maison Universelle de Justice a déterminéquatre manières fondamentales dont la communauté mondiale bahá'íe pouvaitassister les Nations Unies par son statut consultatif auprès du Conseiléconomique et social. Ces quatre approches à la coopération comprenaient la présentationpar la Communauté internationale bahá'íe des enseignements et principes bahá'ís,ainsi que leur application, au Conseil économique et social et à ses organismessubsidiaires, une fonction consultative accordée aux organismesnon-gouvernementaux (ONG) dans l'article 71 de la Charte des Nations Unies.Elles comprenaient aussi la contribution de la communauté bahá'íe à l'éducationdu public concernant les buts et activités de l'ONU par le rapport établi parla Communauté internationale bahá'íe depuis 1948 avec le Bureau d'information publiquedes Nations Unies.

Les quatre façons d'agirrecommandées par la Maison Universelle de Justice sont les suivantes:

1. Par notre participation à des conférences et discussionsparticulières auxquelles nous contribuons des idées valables découlant tant desenseignements de la foi que de notre expérience dans l'administration descommunautés bahá'íes qui unissent des gens d'origines nationales, raciales,culturelles et religieuses vastement différentes dans toutes les parties dumonde.

2. Par la coopération à la source avec les agences des Nations Uniespartout où les activités de la communauté bahá'íe ont atteint ce stade dedéveloppement où la communauté est engagée dans des projets parallèles oucomplémentaires à ceux des Nations Unies, par exemple les campagnes contrel'analphabétisme.

3. Par la dissémination, par notre bureau, à toutes les communautésbahá'íes de l'information relative aux activités et buts des Nations Unies etde ses diverses agences.

4. Partout où c'est possible, par la collaboration aux niveaux localet national des institutions bahá'íes avec les agences des Nations Unies en vued'éduquer le grand public concernant les buts et activités des Nations Unies,par exemple: l'observance de la Journée des Nations Unies, nos activités dansl'Année des droits de l'homme, etc.

Le 8 mars 1976, laCommunauté internationale bahá'íe a établi un troisième rapport avec lesNations Unies, à savoir le statut consultatif auprès du Fonds pour l'enfancedes Nations Unies (UNICEF). Cette autre affiliation promet d'ouvrir des avenuesadditionnelles à l'établissement de liens étroits avec l'ONU et,indubitablement, elle apportera encore plus de prestige, d'influence et dereconnaissance à la foi bahá'íe et à ses institutions.

Le premier juin 1973 laCommunauté internationale bahá'íe a envoyé une lettre explicative à chaqueAssemblée spirituelle nationale pour aider les Assemblées spirituelles nationalesà mieux comprendre le rapport de leurs communautés avec la Communautéinternationale bahá'íe et pour souligner la contribution significative qu'ellesfont en participant, par les programmes nationaux et locaux, pour affermir lesliens du monde bahá'í avec l'ONU... Notre pensée était qu'une telle déclarationofficielle de la Communauté internationale bahá'íe pouvait aussi être utiliséelors des contacts avec l'ONU et les dignitaires gouvernementaux tout comme avecles médias de masse. La lettre clarifiait d'abord que:

"La Communautéinternationale bahá'íe, représentant les communautés bahá'íes du monde entier,est accréditée en tant qu'organisme non-gouvernemental international avecstatut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies.Elle a aussi un statut officiel auprès du Bureau d'Information Publique desNations Unies aux quartiers-généraux de l'ONU, à New York."

Puis elle expliquait queles communautés administrées par les Assemblées spirituelles nationales dumonde bahá'í composaient la Communauté internationale bahá'íe et étaient sesmembres affiliés. Elle mentionnait aussi que l'Assemblée spirituelle nationaledes bahá'ís de est l'une d'entre elles et qu'en tant que telle sa communautépartage, à titre d'organisme non-gouvernemental national, l'accréditationconsultative de la Communauté internationale bahá'íe auprès du Conseiléconomique et social ainsi que le rapport établi avec le Bureau d'information publiquedes Nations Unies. De plus, votre communauté a le privilège de coopérerdirectement et étroitement avec le Centre d'Information de l'ONU., unesuccursale du Bureau d'information publique de l'ONU., dans l'éducation dupublic quant aux buts et activités des Nations Unies.

Les commentaires quisuivent se réfèrent aux politiques qui ont graduellement été développées enconsultation avec la Maison Universelle de Justice pour résoudre les questionsqui se sont présenté à mesure que la Communauté internationale bahá'íe et sescommunautés-membres du monde entier ont entrepris des programmes d'aide auxNations Unies.

I. Attitude bahá'íedans les controverses politiques de l'ONU.

A. Discussionsmotions et résolutions lors des conférences.

Puisque, dans son statutconsultatif auprès du Conseil économique et social, la Communautéinternationale bahá'íe, prend de plus en plus l'avantage de l'assistance et del'expertise des nombreuses communautés bahá'íes et des individus bahá'ís quandelle participe aux diverses conférences, séminaires et rencontresgouvernementales des Nations Unies convoqués dans le monde entier pour résoudreles questions économiques et sociales de la planète, les directives concernantune attitude non-politique appropriée de la part des représentants bahá'ís, etdes institutions bahá'íes qui les appuient, deviennent de plus en pluspertinentes.

Avant d'obtenir le statutconsultatif auprès du Conseil économique et social, le 27 mai 1970, laCommunauté internationale bahá'íe, par son affiliation au Bureau d'informationpublique (BIP) des Nations Unies depuis 1948, avait participé à un nombre deconférences régionales pour les organismes non-gouvernementaux, commanditéespar BIP, tout comme aux conférences annuelles BIP/ONG tenues auxquartiers-généraux des Nations Unies à New York. Bien que ces conférences aientété éducatives, destinées à transmettre l'information aux organismesnon-gouvernementaux et à les encourager à mobiliser l'opinion publique enfaveur des Nations Unies et que la plupart ne permettaient pas les résolutions,les délégués bahá'ís ont toujours été en alerte pour éviter de s'impliquer danstoute situation exigeant qu'ils se joignent à une déclaration ou à un messageparticulier de nature politique.

Dans une lettre de laMaison Universelle de Justice, datée du 2 février 1970, répondant à une demanded'instructions quant à la participation des représentants bahá'ís présents à laConférence régionale des organismes non-gouvernementaux tenue à Addis Ababa du17 au 21 février 1970, à la session plénière et aux ateliers sur la secondepartie hautement politique de cette conférence préoccupée de la mobilisation del'opinion publique à l'appui des objectifs des Nations Unies en Afrique du Sud,à savoir, la discrimination raciale et le colonialisme , la Communautéinternationale bahá'íe, reçut la direction suivante:

"Les bahá'ís ne doivent pass'impliquer dans les controverses politiques affectant une nationquelconque. Quand de telles questions sont présentées sous forme de résolutions,les représentants bahá'ís n'ont d'autre alternative que de s'abstenir de voter.Au cours de la consultation, toutefois, ils peuvent, en fait ils doiventprésenter l'enseignement bahá'í positif sur le sujet et s'abstenir de prendrepartie avec ceux qui critiquent ouvertement et cherchent à s'opposer à lapolitique spécifique de toute nation."

Se référant à certainsextraits des écrits du Gardien "délimitant le but et la nature de l'appuibahá'í aux activités des Nations Unies", la Maison Universelle de Justiceobserve que "Shoghi Effendi considère qu'il est permis non seulement deconsulter mais même de présenter des motions au cours de telles discussionspourvu que tout ce qui se dit et se fait soit pleinement compatible avec les enseignements."

Il est arrivé que, à lafin de la conférence d'Addis Ababa, l'on ait proposé que la conférence dans sonensemble approuve les conclusions et recommandations hautement politiques del'atelier sur la mobilisation de l'opinion publique sur les objectifs de l'ONUen Afrique du Sud, afin de leur donner plus de force. Le représentant de la Communautéinternationale bahá'íe, a senti qu'il était nécessaire de déclarer que sonorganisme ne pouvait appuyer une telle motion bien que la Communautéinternationale bahá'í soit pleinement engagée à l'unité essentielle du genrehumain et à l'abolition de toutes les formes de discrimination raciale. En conséquence cette déclaration a été reproduite comme suit dans le rapportofficiel de la Conférence:

Lors de la séance plénièredu 21 février, le représentant de la Communauté internationale bahá'íe, a ditque son organisme et ses affiliés africains présents a la Conférence appuyaientpleinement les conclusions et recommandations des séances en atelier sur lamobilisation de l'opinion publique à l'appui des buts de la Seconde décade dedéveloppement. Toutefois, a-t-il poursuivi, à cause de son non-engagement dansles affaires politiques, qu'elles soient locales, nationales ou internationales,la Communauté internationale bahá'íe, bien qu'elle soit pleinement engagée àl'unité du genre humain et qu'elle œuvre systématiquement à l'intérieur de sescommunautés à l'élimination de toutes les formes de préjugé et dediscrimination, s'abstient des conclusions et recommandations des sessions enatelier concernant l'appui d'information aux objectifs de l'ONU en Afrique duSud. Il a demandé que cette déclaration soit comprise dans le rapport desdélibérations de la Conférence.

B. Participation auxactivités politiques de l'ONU

Dans une lettre datée du21 juillet 1968 et adressée à l'Assemblée spirituelle nationale des bahá'ís des États-Unis, la Maison Universelle de Justice a commenté:

Le monde qui nous entourefoisonne de malaises causés par les intérêts divergents des gouvernements, despeuples, des races et des individus. Chacune des parties en conflit a, de soncôté, du bon et du mauvais et, tandis que nous soutiendrons sans hésiter lesprincipes bahá'ís, nous ne nous immiscerons jamais dans les conflits meurtriersen nous identifiant avec l'une ou l'autre des parties, peu importe combien nouspouvons, dans nos cœurs, sympathiser avec ses fins.

Puisque certains domainesd'un grand intérêt pour les Nations Unies sont hautement politiques et portentà controverse, conserver la paix, le désarmement, la discrimination raciale etla décolonisation, la Communauté internationale bahá'íe, et ses communautés bahá'íesmembres doivent exercer une grande prudence pour éviter d'être entraînées dansdes activités qui peuvent affecter la foi de façon adverse.

La directive de la MaisonUniverselle de Justice, transmise à la Communauté internationale bahá'íe, parle service du secrétariat dans une lettre datée du 8 mai 1975, souligne que tandisque toutes les activités qui ont à voir avec le bien-être humain peuvent êtremanipulées par les intérêts politiques, il y a certaines questions qui, dans lemonde d'aujourd'hui, sont identifiées avec les politiques de gouvernementsparticuliers... Les noms par lesquels ces politiques sont identifiées nedoivent évidemment pas être utilisés, bien que les activités des Nations Uniesvisant à dissoudre le problème particulier de préjugé impliqué peuvent êtreappuyées de tout cœur par la communauté bahá'íe. Nous ne devons pas paraîtrenous aligner avec ou contre les politiques de tout gouvernement particulier,mais nous devons toujours appuyer les activités visant à promouvoir l'unité dugenre humain.

En tout temps, lescommunautés bahá'íes peuvent clarifier aux Nations Unies qu'elles œuvrentconstamment en vue de l'élimination du préjugé sous toutes ses formes - ycompris la discrimination raciale - dans leur vie quotidienne et dans lastructure et les activités de leurs communautés. Ainsi, la Communautéinternationale bahá'íe, combat le racisme qui existe encore ouvertement ou sousde nombreux camouflages a travers le monde. Puisque depuis plus de cent ans lescommunautés bahá'íes ont combattu le préjugé et la discrimination comme preuvede leur croyance dans l'unité essentielle du genre humain, et dans leur effortpour établir la paix mondiale et une future civilisation mondiale, lacoopération de la Communauté internationale bahá'íe, avec les Nations-Unies aucours de la décade pour l'élimination de la discrimination raciale (1974-1983)est en fait à la fois continue et hautement efficace dans l'éradication decette source de désunion chez l'individu et dans la société.

En outre, la Communautéinternationale bahá'íe, et ses communautés-membres doivent être très prudentesen clarifiant le point de vue bahá'í de non-engagement dans les affairespolitiques partisanes en même temps que leur engagement de pleine loyautéenvers le gouvernement. Une fois que les dignitaires des Nations Unies aurontcompris que les bahá'ís ne peuvent s'engager dans les questions politiques -que ce soit au niveau local, national ou international mais que nous œuvronsd'une manière non-politique pour la paix universelle, pour l'accomplissementdes droits de l'homme incarnés dans la Déclaration universelle des droits del'homme, et pour l'amélioration de la qualité de vie des peuples, ilsaccepteront qu'il y ait certains domaines d'activité de l'ONU desquels nousdevons retirer notre coopération parce qu'en restant nous compromettrons nosenseignements. Cette prise de position peut être expliquée à tous lesorganismes et services concernés des Nations Unies, y compris le Bureaud'information publique des Nations Unies et ses Centres d'information, lesbureaux du Programme de développement des Nations Unies, et les autres bureauxet officiers des Nations Unies dans le domaine. De cette façon, nous ne serons pasentraînés à prendre des positions politiques ou dans une quelconque controversepolitique.

C. Coopération avecles organismes non-gouvernementaux.

Depuis que la Communautéinternationale bahá'íe, a reçu le statut consultatif, Catégorie II, auprès duConseil économique et social des Nations Unies, les possibilités de contributionsréelles du point de vue bahá'í sur une variété de questions économiques etsociales ont été nombreuses et s'accroissent constamment. En conséquence, la Communautéinternationale bahá'íe, a présenté des déclarations sur différentes questionsde l'ONU, suivant toujours étroitement l'avis que la Maison Universelle deJustice a donné dans une lettre datée du 21 juillet 1968 et adressée àl'Assemblée spirituelle nationale des États-Unis:

La direction que lesinstitutions bahá'íes offrent au genre humain ne comprend pas une série deréponses spécifiques aux problèmes courants mais plutôt l'illumination d'unefaçon de vivre entièrement nouvelle. Sans cette façon de vivre, les problèmessont insolubles, avec elle, ou bien ils ne se posent pas ou, s'ils se posent,ils peuvent être résolus...

À mesure que la Communautéinternationale bahá'íe, devient mieux connue en tant qu'organismenon-gouvernemental actif au statut consultatif, elle est plus souvent invitée àêtre cosignataire de déclarations préparées par des organismesnon-gouvernementaux individuels ou des groupes d'organismes. Elle a co-commanditéces déclarations quand le texte était non-politique ou n'avait pasd'implications politiques et que la déclaration était de nature substantive etnon pas uniquement procédurière. Par exemple, nous avons été cosignataires desdéclarations sur l'égalité de l'homme et de la femme, l'université des NationsUnies, les droits de l'homme et les problèmes d'alimentation mondiale.Toutefois, si un document, tout en ne paraissant pas être politique, contientun paragraphe, une phrase qui peut avoir des implications politiques, ladirective de la Maison Universelle de Justice est immédiatement requise.

Une autre dimension decoopération avec les organismes non-gouvernementaux qui a émergé à mesure quela Communauté internationale bahá'íe, a participé aux conférences mondiales del'ONU comme celle sur l'environnement humain à Stockholm (1972), sur lapopulation et l'alimentation, respectivement à Bucarest et Rome (1974), et surle statut de la femme - la conférence de l'AIF à Mexico (1975) - c'est celle denotre participation aux activités des organismes non-gouvernementaux parallèlesaux conférences gouvernementales officielles des Nations Unies, comme le Forumsur l'environnement de Stockholm, la tribune sur la population de Bucarest,l'Assemblée sur l'alimentation mondiale de Rome et la plus récente tribune del'Année internationale de la femme de Mexico. Lors de ces événements, il a éténécessaire à la délégation bahá'íe d'être sur ses gardes afin de ne pas êtreimpliquée avec d'autres organismes non-gouvernementaux dans des pressions degroupe sur les gouvernements pour qu'ils prennent une action que les ONG jugentêtre essentielle. Ceci peut prendre la forme de déclarations conjointes par lesONG, ou faire antichambre auprès des délégations sur des questionsparticulières - pour lesquelles chaque ONG a la responsabilité d'entrer encontact avec les délégations de certains pays, ou même, à la fin du forum ou dela tribune des ONG, l'on peut demander au délégué bahá'í de signer unedéclaration des ONG - une contrepartie de la déclaration ou du plan d'actionauxquels les gouvernements en sont arrivés - qui comporte invariablement desvues et recommandations auxquelles la Communauté internationale bahá'íe, nepeut souscrire. Une telle déclaration est habituellement signée par lesreprésentants des organismes en tant qu'individus, avec le nom de l'organismeindiqué "pour fins d'identification seulement," présument sansengager l'organisme; mais il est difficile de réconcilier les deux approchespuisqu'un individu particulier est présent à la réunion comme représentant deson organisme et n'a donc pas, de fait, une position personnelle et sasignature, que cela lui plaise ou non, engagera indirectement son organisme.

De plus en plus, lesparticipants bahá'ís aux conférences et séminaires des Nations Unies ou aux réunionsrégulières du Conseil économique et social et de ses organismes subsidiairesont trouvé plus sage de suivre une ligne d'action indépendante. Ceci ne veut pasdire que les représentants bahá'ís ne se montrent pas amicaux et courtoisenvers les représentants des autres organismes non-gouvernementaux et ne sontpas intéressés au travail de leurs organismes ou a leurs points de vue.Cependant, il est extrêmement difficile de trouver d'autres organismesnon-gouvernementaux dont nous partageons les politiques et les intérêts, mêmeen partie, et qui ne soient pas ou bien engagés dans l'action politique ou nesont pas opposés a cette approche en insistant sur leurs vues. Toutefois, unefois que notre position non-politique est clairement établie, elle esthabituellement comprise et acceptée; et, lorsque possible, la Communautéinternationale bahá'íe, s'associe aux autres organismes en travaillant avec euxsur des questions constructives qui ne sont pas politiques et auxquelles ellepeut souscrire.

L'action indépendante dela Communauté internationale bahá'íe, aux conférences et réunions de l'ONU ainvariablement comporté la présentation d'une déclaration écrite qui, dans laplupart des cas, est distribuée en trois langues - anglais, français etespagnol - à tous les délégués participants par le secrétariat de l'ONU.(Occasionnellement, le représentant de la Communauté internationale bahá'íe, doitlui-même polycopier et distribuer le document). La déclaration devient undocument officiel des Nations Unies, sur papier en-tête de l'ONU et porte lenuméro et le titre appropriés. En outre, il est possible aux représentants bahá'ísde s'adresser brièvement aux réunions de l'ONU - ceci s'est fait à plusieursreprises sur des questions auxquelles nous pensions avoir quelque chose àcontribuer. Sur la base du contenu de la déclaration écrite et des vues expriméesoralement, les participants bahá'ís ont aisément pu entrer en contact avec lesdélégués à ces réunions, faisant d'eux des amis et portant à leur attention lepoint de vue bahá'í, prenant toujours soin quand même de ne pas faire pressionsur ces représentants gouvernementaux pour qu'ils prennent action dans un sensou un autre. De plus, les représentants de la Communauté internationalebahá'íe, peuvent souvent inviter des délégués à déjeuner ou à dîner, à uneréception, ou les introduire aux réunions bahá'íes et activités communautairess'ils le jugent à-propos.

D. Pression sur lesgouvernements nationaux pour donner suite aux décisions de l'ONU.

Les Nations Unies se fientfréquemment sur les organismes non-gouvernementaux pour faire pression sur sesgouvernements-membres afin qu'ils donnent suite aux actions officiellementapprouvées lors des conférences et réunions de l'ONU. La Communautéinternationale bahá'íe, et d'autres organismes non-gouvernementauxinternationaux ont donc à maintes reprises été poussés travailler parl'intermédiaire de leurs affiliés nationaux pour obtenir une actiongouvernementale.

Le 21 novembre 1971, laMaison Universelle de Justice a écrit à la Communauté internationale bahá'íe, donnantla direction qui suit sur la question d'exercer une pression sur lesgouvernements nationaux pour qu'ils ratifient les instruments des droits de l'hommedes Nations Unies:

Il doit être indiquéclairement que, à cause de notre principe de non-engagement dans la politique,la Communauté internationale bahá'íe, ne peut être utilisée, soit par lesgouvernements nationaux individuels soit par les Nations Unies elles-mêmes,comme instrument pour faire pression sur les gouvernements nationaux. Il estparfaitement dans les règles que les institutions bahá'íes présentent les vuesou recommandations bahá'íes sur tout sujet d'intérêt vital à la foi qui est àl'étude par un gouvernement, si l'autorité gouvernementale elle-même invite uneprésentation, ou si elle est ouverte à la réception de recommandations.Toutefois, les Assemblées bahá'íes doivent s'abstenir de faire pression sur lesautorités dans ces questions, soit séparément ou de concert avec d'autres. Lesbahá'ís soumettront leurs vues, si cela est permis, les exprimant d'une manièreaussi convaincante et vigoureuse que l'occasion l'indique, mais ils nedépasseront pas ce stade au point de faire pression sur les autorités pourqu'elles adoptent ces vues. En outre, en considérant s'il est ou non sage defaire une telle présentation sur toute question particulière, l'Assemblée bahá'íeconcernée doit prendre soin de ne pas disperser les énergies de la Communautéou distraire ses ressources en faisant des présentations à moins que lesintérêts de la foi l'exigent. De même, l'Assemblée doit s'assurer qu'en faisantune analyse minutieuse ou détaillée d'une situation elle "ne s'aliène pasinutilement tout individu, gouvernement ou peuple, "ou qu'elle n'impliquepas la foi dans "les basses clameurs et disputes des sectes, factions etnations en conflit."

Ce n'est que dans lecadre de ce qui précède que les communautés nationales bahá'íes peuvent prendreaction pour "stimuler l'action gouvernementale dans la ratification laplus rapide possible des conventions internationale sur les droits de l'hommeet le protocole optionnel, et la Convention internationale sur l'élimination detoutes les formes de discrimination raciale" ou sur toutes les autresconventions des Nations Unies qui sont en accord avec les principes bahá'ís.Si, en tout temps, vous jugez nécessaire d'expliquer ceci aux officiersappropriés des Nations Unies, vous pouvez certainement le faire.

II. Collaboration des communautésbahá'ís aux niveaux local et national

A. Rapport avec legouvernement.

La Maison Universelle deJustice a recommandé que "partout où cela est possible", lesinstitutions bahá'íes collaborent "à l'éducation du grand public sur lesfins et activités des Nations Unies" aux niveaux local et national.Puisque la plupart des pays sont maintenant membres des Nations Unies, ilexiste peu de nations ou, si la communauté bahá'íe est officiellement reconnueou a la liberté d'action, cette coopération ne peut s'effectuer, apportant desrésultats positifs tant à la foi qu'aux Nations Unies. Partout où l'ONU et sesagences ont établi des programmes et des bureaux, elles l'ont fait avecl'entière permission des gouvernements respectifs. Ces bureaux sont en contactétroit avec les dignitaires du gouvernement et n'agissent qu'avec leur approbation.De plus, le rapport des bahá'ís avec l'ONU devrait pouvoir renforcer - ououvrir -, aux yeux du gouvernement, les possibilités d'une plus grandereconnaissance et d'un plus grand prestige bahá'ís.

La Communautéinternationale bahá'íe, encourage constamment les communautés bahá'íes àcoopérer aussi pleinement que possible avec les Nations Unies, favorisant lebut établi par le Gardien et élargi par la Maison Universelle de Justice, deforger des liens étroits avec l'ONU. Cependant, tout en encourageant lesinstitutions bahá'íes à faire usage de ce rapport bahá'í-ONU pour laprésentation des vues bahá'íes et à constamment accroître ainsi la reconnaissanceet le prestige de la foi, la Communauté internationale bahá'íe, a pris soin detoujours comprendre et respecter toutes les réserves que les Assembléesspirituelles nationales peuvent avoir quant à entreprendre des programmes bahá'í-ONU,quand il semble que, soit à cause de la grandeur de la communauté bahá'íe oupour toute autre raison, ce rapport n'apportera aucun avantage - ou peut mêmeêtre nuisible - à la foi.

Dans une lettre, adresséepar son service du secrétariat à la Communauté internationale bahá'íe, le 22décembre 1974, la Maison Universelle de Justice a fait la mise en gardesuivante:

En tant que bahá'ís, nousobéissons aux règlements du gouvernement sous la juridiction duquel nousrésidons et si un gouvernement quelconque ne voit pas favorablement nosactivités en association avec les Nations Unies, nous devons, dans les limitesd'une sage discrétion, restreindre et, si nécessaire, mettre fin a cesactivités.

Occasionnellement, dansles pays où la communauté bahá'íe a la reconnaissance officielle et peutfonctionner librement en coopération avec les Nations Unies, des malentenduspeuvent se produire du côté du gouvernement concernant les programmesbahá'í-ONU. La communauté bahá'íe peut, par exemple, être trop petite aux yeuxdu gouvernement pour détenir le statut d'organisme non-gouvernementaltravaillant avec les Nations Unies au bien-être des gens du pays. Dans certainspays, la communauté bahá'íe s'est abstenue d'organiser sa propre observance dela Journée de l'ONU ou de celle des droits de l'homme parce que le gouvernementlui-même avait la charge de telles activités et la communauté bahá'íe nedésirait pas paraître entrer en compétition avec l'observance officielle. Bienque dans de tels cas les bahá'ís aient à plusieurs reprises été invités àenvoyer des représentants à l'événement, ils ont parfois été ignorés. I1semblerait que souvent la clé du succès réside dans un rapport cordial avec lebureau même des Nations Unies qui coordonne ces activités avec le gouvernement.En outre, un contact bahá'í amical avec le bureau ou le dignitaire dugouvernement qui travaille étroitement avec les Nations Unies pour planifierles événements de l'ONU peut être très utile.

Presque tous les paysindépendants sont maintenant membres des Nations Unies - 144 en ce moment - etla plupart d'entre eux ont des missions à New York et à Genève. Puisque nousvivons dans une période de transition du nationalisme à l'internationalisme, laplupart des pays ont une attitude double quant au choix entre leurs intérêtsnationaux et leur dépendance, pour le bien-être de leurs gens, sur lacoopération internationale. Par conséquent, il est possible que dans certainspays le souci national puisse, à la surface, l'emporter sur les besoins etengagements internationaux. La plupart des pays en voie de développement sonttrès intéressés à ce que l'ONU fait pour eux, en aide à leurs programmes dedéveloppement nationaux, bien qu'ils puissent ne pas démontrer d'intérêt dansles programmes globaux de l'ONU, la perspective mondiale et l'unité del'humanité. Les problèmes domestiques passent dans ce cas en premier. Toutefois,puisque l'interdépendance du monde concerne chaque nation et gouvernement, siles bahá'ís soulignent le travail constructif que l'ONU - et la communauté bahá'íeelle-même - accomplit dans le pays pour l'amélioration des conditions de tousles citoyens, en plus de faire connaître le souci bahá'í pour l'humanitéentière, les communautés bahá'íes devraient alors pouvoir combler avec succèsla dichotomie national-international à l'ONU.

C'est pourquoi, pouraffermir les liens bahá'ís avec les Nations Unies, et accroître ainsi lareconnaissance vitale, le prestige et l'influence de la foi, la Communautéinternationale bahá'íe, a encouragé les communautés bahá'íes à porter lacoopération bahá'í-ONU aux sources, c'est-à-dire, aux petites villes et auxvillages et non pas seulement d'organiser une grande assemblée publique dans lacapitale. Cette approche aide à éduquer les personnes qui ne sont pashabituellement touchées par le gouvernement ou les organismes sur le travailéconomique et social constructif de l'ONU, dont plusieurs font directementl'expérience par l'intermédiaire des projets locaux de l'ONU, tout comme ellefournit l'occasion d'enseigner la foi.

Dans les activités bahá'í-ONUaux niveaux national et local, les communautés bahá'íes apprennent très efficacementà établir le rapport entre leur coopération avec l'ONU et leurs propres buts duPlan de Cinq Ans. L'Année internationale de la femme (et maintenant la Décadede l'ONU pour les femmes 1976-1985) - en est une bonne illustration. En effet,l'un des buts actuels du monde bahá'í est l'éducation de la femme, et beaucoupd'Assemblées spirituelles nationales ont établi des comités de femmes, lacoopération avec l'ONU peut relier une conscience accrue que les gouvernementset les autres organismes non-gouvernementaux apportent à tous les peuplesconcernant l'égalité de l'homme et de la femme, à la vision bahá'íe pluscomplète dans laquelle l'égalité des membres des deux sexes est partie del'unité du genre humain à l'intérieur du Plan divin. L'ONU songe maintenant àproclamer 1979 l'Année internationale de l'enfant. Un tel événement pourrait denouveau très naturellement s'intercaler à un but de la communauté mondiale bahá'íe-l'éducation des enfants.- Encore une fois, bien que l'habitat humain n'ait pasété le thème d'une année de l'ONU, la principale conférence de l'ONU de 1976 apour thème la "communauté de l'homme" Ici, les bahá'ís peuventrelier le souci de l'ONU de créer sur cette planète des habitats humainsprocurant la plus haute qualité de vie humaine à la compréhension bahá'íe de cequi doit être sous-jacent aux arrangements physiques d'une communauté pourprocurer l'unité essentielle et le bonheur humain. Puisque tous les pays ont lesouci des habitats humains et de la qualité de vie des hommes, femmes etenfants qui y vivent, la coopération bahá'í-ONU dans ces domaines serait trèsprobablement vue avec faveur par les gouvernements nationaux.

B. Rapport desCommunautés bahá'íes avec les Centres d'information des Nations Unies et lesBureaux du Programme de développement des Nations Unies.

Le Bureau d'information publiquedes Nations Unies a établi à travers le monde un réseau de centresd'information avec le personnel et l'équipement nécessaires pour desservir lesgouvernements et organismes non-gouvernementaux dans la mobilisation del'opinion publique en faveur des programmes globaux de l'ONU. Tant la Communautéinternationale bahá'íe, que l'Assemblée spirituelle nationale des bahá'ís desEtats-Unis sont affiliées au Bureau d'information publique de l'ONU auxquartiers-généraux des Nations Unies à New York, respectivement à titred'organisme non-gouvernemental international et national. Un rapport équivalentavec le Centre d'information de l'ONU (CINU) est possible aux Assembléesspirituelles nationales dans les pays auxquels le Centre d'information fournitses services. Il est donc important qu'une communauté bahá'íe nationale, parl'entremise de l'organisme qui la gouverne, l'Assemblée spirituelle nationale,soit enregistrée auprès du centre d'information approprié puisque, de cettefaçon, elle sera reconnue par ce bureau de l'ONU comme organismenon-gouvernemental national, affilié à la Communauté internationale bahá'íe, etprofondément intéressée aux buts et activités des Nations Unies.

Une communauté nationalebahá'íe ainsi reconnue sera inscrite sur la liste d'envoi officielle du centred'information de l'ONU et recevra l'information et la documentation à jour del'ONU. En outre, le centre d'information coopère en rendant disponible à la communautébahá'íe la documentation de l'ONU, ses affiches, la location de ses films etfournit très fréquemment des conférenciers-invités aux Journées de l'ONU et desdroits de l'homme commanditées par les bahá'ís, ou à d'autres événements bahá'í-ONU.Les directeurs de CINJ et leurs adjoints se sont souvent adressés auxauditoires des programmes Báhá'í-ONU.

Si le rapport del'Assemblée spirituelle nationale avec le centre d'information des NationsUnies, par l'entremise d'un représentant de l'ONU ou d'un comité de l'ONUspécialement désignés, est étroit et cordial, il peut aider à la reconnaissancede la foi dans ce pays en donnant accès auprès des dignitaires ou des servicesimportants du gouvernement. Les introductions par le Directeur de CINU - ou sonadjoint, - par exemple, ont permis aux communautés bahá'íes d'établir descontacts importants avec les Ministères de l'éducation.

Dans un pays où iln'existe pas de centre d'information de l'ONU, le bureau du Programme de développementdes Nations Unies (PDNU) essayera, du mieux possible puisqu'il n'est pas unservice officiel d'information de l'ONU, de fournir la documentation etl'expertise pour les programmes de la Journée de l'ONU et de la Journée desdroits de l'homme. Dans ce cas, il serait excellent que l'Assemblée spirituellenationale entre en contact avec le PDNU et fasse connaître son intérêt dansl'ONU et son rapport avec la Communauté internationale bahá'íe, établissant lemême genre de rapport chaleureux qu'elle aurait entretenu avec CINU. En raisonde l'intérêt de la Communauté internationale bahá'íe, pour les activités del'ONU dans le domaine du développement, un rapport étroit existe entre lebureau de la Communauté internationale bahá'íe, et les quartiers-généraux duPDNU à New York. Le PDNU a été des plus généreux en fournissant aux communautésbahá'íes, par notre entremise, de la documentation, des diapositives et desfilms concernant les programmes de développement de l'ONU à travers le monde.Conscients de la position non-politique de la foi, ainsi que du travailconstructif des communautés bahá'íes à cause de leur profond intérêt dans ledéveloppement total de l'être humain et de la société, les représentants duPDNU et leurs adjoints ont souvent et volontiers assisté la Communauté internationalebahá'íe, par des présentations décisives auprès des dignitairesgouvernementaux, par l'intermédiaire desquels il a ensuite été possible, dansplusieurs pays, d'obtenir la reconnaissance officielle de la foi.

Tel que déjà mentionné,la Communauté internationale bahá'íe, a récemment obtenu le statut consultatifauprès de l'UNICEF. Toutefois, elle n'a pas encore établi un rapport officielavec les agences spécialisées de l'ONU telles que: l'Organisme éducatif,scientifique et culturel des Nations Unies (OESCNU), l'Organisme mondial de lasanté (OMS), l'Organisme d'alimentation et d'agriculture (OAA), l'Organismeinternational du travail (OIT), mais les communautés bahá'íes sont encouragéesà se lier d'amitié avec les bureaux et dignitaires de l'ONU de leurs pays.Encore une fois, de tels contacts offrent d'excellentes occasions de rejoindreles gens qui se soucient de l'unité du genre humain et d'améliorer le sort dela race humaine.

En plus de ces contactsvalables avec le Centre d'information de l'ONU, le bureau du PDNU et lesagences de l'ONU, qui peuvent permettre l'accès auprès de "gens éminentset de dignitaires gouvernementaux responsables", des amitiés importantespeuvent être établies avec les experts de l'ONU dans les petites villes et lesvillages. Ce rapport peut ouvrir des possibilités d'aide bahá'íe aux projets del'ONU, augmenter les possibilités d'une aide bienvenue de l'ONU aux programmesbahá'ís parallèles de développement dans l'avenir.

C. Coopération à lasource dans les projets.

Nous ne faisons quecommencer d'explorer la coopération à la source de la Communauté internationalebahá’íe, avec les agences des Nations Unies "quand les activités d'unecommunauté bahá'íe ont atteint ce stade de développement où la communauté estengagée dans des projets parallèles ou complémentaires à ceux des NationsUnies, par exemple les campagnes contre l'analphabétisme". Des écolesprimaires et secondaires bahá'íes ont été établies dans plusieurs pays, et desprogrammes d'instruction ont déjà été commencés par de nombreuses communautésbahá'íes pour enseigner aux bahá'ís illettrés à lire et à écrire afin qu'ilspuissent acquérir une meilleure connaissance des enseignements, principes etlois bahá'ís et fonctionner d'une manière plus efficace dans l'administrationde leurs communautés.

Même à ce stade desprojets de développement bahá'ís, il serait bon que les communautés bahá'íesfassent connaître aux Centres d'information des Nations Unies, aux bureaux duProgramme de développement des Nations Unies, tout comme à l'UNICEF et à touteautre agence de l'ONU appropriée, les projets qu'elles entreprennent contrel'analphabétisme, pour le développement de la femme et l'éducation des enfants,quelque restreints que ces programmes puissent être. Il est tout à faitpossible que l'expertise bahá'íe dans ces domaines puisse être utile auxprogrammes que les Nations Unies entreprennent en collaboration avec le gouvernementdu pays. Les communautés bahá'íes pourraient aussi trouver nécessaired'informer le bureau gouvernemental approprié de l'existence de ces programmes,qui sont à l'avantage des citoyens du pays.

D. Dissémination del'information sur les Nations Unies.

Depuis de nombreusesannées, le bureau de la Communauté internationale bahá'íe, à New York a, parl'intermédiaire de leurs Assemblées spirituelles nationales ou de leursreprésentants ou comités désignés aux Nations Unies, disséminé aux communautésbahá'íes du monde entier "l'information concernant les activités et lesbuts des Nations Unies et de ses diverses agences." Bien entendu, à causedu vaste éventail des activités des Nations Unies impliquant toutes lesaffaires de l'humanité - nous nous sommes concentrés sur les domaines qui, ànotre avis, fournissaient aux communautés bahá'íes les moyens d'une coopérationnon-politique et constructive par le truchement des programmes bahá'í-ONU. Aucours des quelques dernières années, la Communauté internationale bahá'íe, s'estconcentrée sur le développement économique et social, l'égalité de l'homme etde la femme, la population, l'alimentation mondiale, et nous avons posté de lalittérature, des affiches et, occasionnellement, des films aimablement prêtéspar le PDNU, que les communautés bahá'íes pouvaient utiliser pour commanditerdes programmes de la Journée de l'ONU ou de La Journée des droits de l'homme.

En guidant lescommunautés bahá'íes, le bureau de la Communauté internationale bahá'íe, auprèsde l'ONU a mis l'emphase sur les "Années des Nations Unies: Annéeinternationale des droits de l'homme (1968), Année internationale d'action envue de combattre le racisme et la discrimination raciale (1971), Annéeinternationale de l'éducation (1970), Année de la population mondiale (1974),et l'an dernier, Année internationale de la femme (1975). En plus de fournir ladocumentation de l'ONU, nous avons préparé et rendu disponibles des dépliants,des déclarations et des compilations présentant le point de vue bahá'í sur lesproblèmes mondiaux de considération urgente pour les Nations Unies.

A cause des dépensesd'achat et d'expédition de la documentation de l'ONU pour les programmes bahá'í-ONU- les affiches, par exemple, souvent en couleur et l'article le plus attrayant,sont très onéreuses - il est des plus valables, tel que déjà mentionné, que lescommunautés bahá'íes établissent des rapports chaleureux et étroits avec lesCentres d'information des Nations Unies et les bureaux du PDNU, dont ellespeuvent obtenir, presque toujours sans frais, la documentation nécessaire ausuccès des programmes bahá'ís de la Journée de l'ONU et de celle des droits del'homme. Bien que les Centres d'information de l'ONU ne conservent souventqu'un petit approvisionnement de littérature de l'ONU, si un organismenon-gouvernementale comme une communauté bahá'íe nationale, indique clairementson grand intérêt à éduquer le public sur les programmes constructifs etnon-politiques de 1'ONU, ces Centres essayeront de faire de leur mieux pourobtenir des quartiers-généraux de l'ONU toute la documentation nécessaire.

Le bureau de la Communautéinternationale bahá'íe, a aussi produit, à l'usage des communautés bahá'íesdans leur coopération avec l'ONU, des dépliants bahá'ís se rapportant auxquestions de l'ONU, des déclarations présentées aux réunions ou conférences del'ONU offrant la solution bahá'íe, et des compilations d'enseignements bahá'íspertinents aux problèmes de l'ONU. Il nous est graduellement possible de rendrecette documentation disponible en anglais, en français et en espagnol, languesqui peuvent être utilisées dans presque tout le monde bahá'í. Par l'intermédiairedes institutions bahá'íes locales, ces déclarations et dépliants peuvent être,et ont été, traduits dans les langues locales avec beaucoup de succès.

Encore une fois, uneprise de conscience des activités et programmes de 1'ONU, rendue possible parle bureau de la Communauté internationale bahá'íe, à New York par descirculaires et une documentation choisie et renforcée par la documentationdisponible à titre gracieux aux Centres d'information des Nations Unies et lesbureaux du PDNU, fournira aux communautés bahá'íes l'information qui, si elleest reliée de façon appropriée aux enseignements et principes bahá'ís, peutoffrir des possibilités d'enseigner la foi rarement offertes par les autres niveauxd'activités bahá'íes.

E. Usage des Centresbahá'ís pour les réunions et programmes de l'ONU.

Un Centre d'informationdes Nations Unies peut demander à faire usage d'un centre bahá'í local ou d'unHaziratu'l-Quds pour les programmes officiels de l'ONU, - pour observer laJournée de l'ONU et celle des droits de l'homme, par exemple, - ou pour desréunions en vue de coordonner les activités des organismes non-gouvernementaux locaux.Pourtant, cette pratique, à prime abord inoffensive, a ses dangers.

Quand une communauté bahá'íecommandite une réunion de la Journée de l'ONU ou de la Journée des droits del'homme, elle contrôle le sujet, le conférencier, etc. Cependant, les bureauxdes Nations Unies ont souvent pour mission de mobiliser l'opinion publique surles préoccupations de l'ONU, de nature fortement politique et portante àcontroverse. Il serait des plus malheureux qu'un centre bahá'í soit utilisé àcette fin. De nombreux organismes non-gouvernementaux collaborent aussi trèsétroitement avec l'ONU dans les domaines politiques, comme la décolonisation,le racisme, le désarmement, etc. Par conséquent, il serait essentiel que lacommunauté bahá'íe indique clairement au Centre d'information des Nations Uniessa nature non-politique et s'assure que toute réunion tenue dans les locaux bahá'ís,à sa demande, considérera des sujets des domaines économique et social del'ONU, comme le développement, l'environnement, le statut de la femme, etc. Ilserait d'ailleurs plus sage que les communautés bahá'íes évitent que leurscentres soient utilisés pour les activités officielles de l'ONU autres quecelles que la communauté bahá'íe commandite elle-même dans une compréhension etune collaboration étroite avec le centre d'information des Nations Unies, commeles programmes de la Journée de l'ONU ou celle des droits de l'homme.

Il se peut qu'à unmoment, une communauté bahá'íe se retrouve dans une situation embarrassante oùle gouvernement lui conseille et l'encourage à travailler étroitement avec lesNations Unies dans des domaines politiques auxquels le gouvernement lui-mêmeest intéressé, ce que les bahá'ís ne peuvent évidemment pas faire. Ce rapportdes communautés bahá'íes avec les bureaux des Nations Unies, qui à leur tourtravaillent main dans la main avec les gouvernements, est donc très délicat etvariera d'un pays à un autre. Il est à espérer qu'à mesure que les communautésbahá'íes croîtront en nombre et en profondeur, la nature et la contribution deces communautés à l'amélioration de la qualité de vie des gens du pays et detoute la planète seront si bien connues au gouvernement national - et auxbureaux de l'ONU - que les limites dans lesquelles la communauté bahá'íe, àcause de sa nature non-politique, peut coopérer avec l'ONU seront clairementcomprises.

F. Rapport desCommunautés bahá'íes avec les Associations des Nations Unies et les autresOrganismes non-gouvernementaux.

Puisque les Associationsdes Nations Unies (ANU) ont été établies à travers le monde dans le butspécifique de promouvoir les buts et programmes des Nations Unies, lessuccursales nationales ANU et leurs chapitres locaux sont très fréquemmentactifs dans la promotion de programmes pour la Journée des Nations Unies etcelle des droits de l'homme. Les communautés bahá'íes ont à plusieurs reprisescoopéré avec les ANU dans de telles activités. En fait, des communautésnationales bahá'íes ont même pris l'initiative dans l'organisation desuccursales de l'ANU, se joignant aux citoyens locaux intéressés au travail del'ONU. Ces succursales, toutefois, n'ont pas duré longtemps, puisque tous, saufles bahá'ís, ont bientôt perdu tout intérêt, et les communautés bahá'íes ontdécidé qu'il était plus valable pour le prestige de la foi de commanditer leurspropres programmes de l'ONU.

Les communautés bahá'íesdoivent être prudentes dans leur coopération avec l'ANU puisque cet organismepeut être très politisé. Puisque l'ANU tente de mobiliser l'opinion publique enfaveur de l'éventail complet des activités des Nations Unies - politiques, toutcomme économiques et sociales il est naturel que les programmes commandités parl'ANU puissent souvent se centrer sur des questions controversées à l'ONU, etsur la co-commanditation ou la participation des communautés bahá'íes à de tellesactivités peut être une source d'embarras pour les bahá'ís et peut même êtrepréjudiciable à la foi.

C'est pourquoi, mêmel'association officieuse avec l'ANU ou d'autres organismes non-gouvernementauxdoit être approchée avec beaucoup de prudence et il est essentiel qu'unecommunauté bahá'íe sache exactement quels seront le sujet et le caractère duprogramme. En fait, il est de beaucoup préférable que la communauté bahá'íeelle-même entreprenne la commandite d'une réunion de la Journée de l'ONU ou dela Journée des droits de l'homme, puis invite l'ANU et les autres organismesnon-gouvernementaux à s'y joindre. De cette façon, la communauté bahá'íe peutcontrôler le caractère de l'activité et éviter toute orientation déplaisantequi ne convient pas aux enseignements et principes bahá'ís.

Le rapport d'unecommunauté bahá'íe avec d'autres organismes non-gouvernementaux doit êtreévalué sur une base individuelle. Quelques organismes sont presque entièrementnon-politiques. Dans d'autres cas, la communauté bahá'íe peut être confrontéepar les mêmes problèmes que dans sa coopération avec l'ANU. Pourtant, danscertains domaines d'intérêt bahá'í, par exemple, l'égalité de l'homme et de lafemme, il est possible de participer avec les organismes non-gouvernementauxintéressés à la question au très grand avantage de la foi. La coopération avecles organismes féminins de tout pays donné dans le but commun d'améliorer lesconditions des femmes peut, par exemple, donner aux communautés bahá'íes l'occasionde faire des amis pour la foi et d'attirer de nombreuses personnes auxenseignements.

Que le rapport d'unecommunauté bahá'íe soit établi avec l'ANU ou avec d'autres organismesnon-gouvernementaux, il ne doit pas être de nature formelle par l'affiliation àces organismes, mais une coopération informelle à des événements spécifiques. Decette manière, la communauté bahá'íe conserve son indépendance de caractère etd'action et choisit, si les conditions le permettent, de s'associer enco-commanditation ou en participation à d'autres organismes amicaux qui partagentquelques-uns de nos buts.

* En accordantl'accréditation, les Nations Unies opèrent une distinction entre les"religions" qu'elle ne reconnaît pas et les "organismesrattachés aux religions". C'est pourquoi ce n'est pas la "foi bahá'íe"mais la "Communauté internationale bahá'íe" - c'est-à-dire, lacommunauté mondiale bahá'íe - qui est officiellement représentée aux NationsUnies.

BIC Document #76-0102F

Table of Contents: Albanian :Arabic :Belarusian :Bulgarian :Chinese_Simplified :Chinese_Traditional :Danish :Dutch :English :French :German :Hungarian :Italian :Japanese :Norwegian :Persian :Portuguese :Romanian :Russian :Spanish :Turkish :Ukrainian :